{"version":"1.0","provider_name":"da.news","provider_url":"https:\/\/da.news\/fr\/","title":"Dangers en orbite\u00a0: pourquoi les d\u00e9bris spatiaux nous affectent tous - da.news","type":"rich","width":600,"height":338,"html":"<blockquote class=\"wp-embedded-content\" data-secret=\"ibuskdj7DQ\"><a href=\"https:\/\/da.news\/fr\/dangers-en-orbite-pourquoi-les-debris-spatiaux-nous-affectent-tous\/\">Dangers en orbite : pourquoi les d&#xE9;bris spatiaux nous affectent tous<\/a><\/blockquote><iframe sandbox=\"allow-scripts\" security=\"restricted\" src=\"https:\/\/da.news\/fr\/dangers-en-orbite-pourquoi-les-debris-spatiaux-nous-affectent-tous\/integrer\/#?secret=ibuskdj7DQ\" width=\"600\" height=\"338\" title=\"&#xAB; Danger en orbite : pourquoi les d&#xE9;bris spatiaux nous affectent tous &#xBB; &#x2013; da.news\" data-secret=\"ibuskdj7DQ\" frameborder=\"0\" marginwidth=\"0\" marginheight=\"0\" scrolling=\"no\" class=\"wp-embedded-content\"><\/iframe><script type=\"text\/javascript\">\n\/* <![CDATA[ *\/\n\/*! This file is auto-generated *\/\n!function(d,l){\"use strict\";l.querySelector&&d.addEventListener&&\"undefined\"!=typeof URL&&(d.wp=d.wp||{},d.wp.receiveEmbedMessage||(d.wp.receiveEmbedMessage=function(e){var t=e.data;if((t||t.secret||t.message||t.value)&&!\/[^a-zA-Z0-9]\/.test(t.secret)){for(var s,r,n,a=l.querySelectorAll('iframe[data-secret=\"'+t.secret+'\"]'),o=l.querySelectorAll('blockquote[data-secret=\"'+t.secret+'\"]'),c=new RegExp(\"^https?:$\",\"i\"),i=0;i<o.length;i++)o[i].style.display=\"none\";for(i=0;i<a.length;i++)s=a[i],e.source===s.contentWindow&&(s.removeAttribute(\"style\"),\"height\"===t.message?(1e3<(r=parseInt(t.value,10))?r=1e3:~~r<200&&(r=200),s.height=r):\"link\"===t.message&&(r=new URL(s.getAttribute(\"src\")),n=new URL(t.value),c.test(n.protocol))&&n.host===r.host&&l.activeElement===s&&(d.top.location.href=t.value))}},d.addEventListener(\"message\",d.wp.receiveEmbedMessage,!1),l.addEventListener(\"DOMContentLoaded\",function(){for(var e,t,s=l.querySelectorAll(\"iframe.wp-embedded-content\"),r=0;r<s.length;r++)(t=(e=s[r]).getAttribute(\"data-secret\"))||(t=Math.random().toString(36).substring(2,12),e.src+=\"#?secret=\"+t,e.setAttribute(\"data-secret\",t)),e.contentWindow.postMessage({message:\"ready\",secret:t},\"*\")},!1)))}(window,document);\n\/\/# sourceURL=https:\/\/da.news\/wp-includes\/js\/wp-embed.min.js\n\/* ]]> *\/\n<\/script>\n","thumbnail_width":2560,"thumbnail_height":1966,"description":"Le Dr Tim Flohrer, de l'ESA \u00e0 Darmstadt, \u00e9voque la menace croissante que repr\u00e9sentent les d\u00e9bris spatiaux et les mesures urgentes \u00e0 prendre pour un tourisme spatial durable. Que deviennent les engins spatiaux artificiels lorsqu'ils cessent de fonctionner\u00a0? Depuis 1957, plus de 6\u00a0000 satellites ont \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9s en orbite terrestre, mais seuls 800 environ sont encore op\u00e9rationnels. Les autres orbitent autour de la Terre sous forme de d\u00e9bris spatiaux, aux c\u00f4t\u00e9s de fragments de fus\u00e9es et autres d\u00e9bris li\u00e9s \u00e0 l'activit\u00e9 spatiale. Selon les estimations de l'Agence spatiale europ\u00e9enne (ESA), on compte actuellement plus de 700\u00a0000 objets de ce type, d'une taille sup\u00e9rieure \u00e0 un centim\u00e8tre, qui se d\u00e9placent \u00e0 une vitesse vertigineuse en orbite terrestre. Le Dr Tim Flohrer dirige le Bureau des d\u00e9bris spatiaux de l'ESA \u00e0 Darmstadt et joue un r\u00f4le cl\u00e9 dans le domaine de la s\u00e9curit\u00e9 spatiale. \u00c0 ce titre, il surveille l'\u00e9volution et la dispersion des d\u00e9bris spatiaux, analyse les risques potentiels et \u00e9labore des strat\u00e9gies pour r\u00e9duire les risques de collision dans l'espace. Une part importante de son travail consiste \u00e0 coordonner les mesures internationales et \u00e0 collaborer avec des scientifiques et des ing\u00e9nieurs afin de promouvoir des technologies innovantes pour le retrait et la pr\u00e9vention des d\u00e9bris. M. Flohrer s'engage \u00e0 rendre l'orbite plus durable et \u00e0 garantir la s\u00e9curit\u00e9 des futures missions spatiales. Nous l'avons rencontr\u00e9 \u00e0 l'ESOC de Darmstadt. Monsieur Flohrer, quelle est la gravit\u00e9 actuelle du probl\u00e8me des d\u00e9bris spatiaux et quel impact a-t-il sur l'utilisation future de l'espace\u00a0? \u00c0 la fin des ann\u00e9es\u00a01970, le scientifique de la NASA, Donald J. Kessler, a publi\u00e9 un article d\u00e9montrant qu'une r\u00e9action en cha\u00eene de collisions et de fragmentation d'objets spatiaux pouvait se produire. Initialement, le sujet relevait principalement de l'int\u00e9r\u00eat scientifique. Par la suite, les acteurs et op\u00e9rateurs spatiaux s'y sont de plus en plus int\u00e9ress\u00e9s. En f\u00e9vrier\u00a02009, la premi\u00e8re collision de satellites en orbite terrestre a eu lieu. D\u00e8s lors, le probl\u00e8me a suscit\u00e9 une vive attention du public et, depuis deux ou trois ans, il est m\u00eame per\u00e7u comme un probl\u00e8me environnemental, notamment par les jeunes g\u00e9n\u00e9rations. En effet, les d\u00e9bris spatiaux ont de multiples cons\u00e9quences sur l'exploration spatiale. Les collisions peuvent non seulement entra\u00eener des d\u00e9faillances op\u00e9rationnelles, mais aussi une augmentation significative des co\u00fbts pour les entreprises spatiales et un risque important pour les missions spatiales habit\u00e9es. Quelles mesures concr\u00e8tes l'ESA prend-elle pour r\u00e9duire ou \u00e9liminer la quantit\u00e9 croissante de d\u00e9bris spatiaux\u00a0? En tant qu'organisation intergouvernementale, nous sommes fortement impliqu\u00e9s dans le d\u00e9veloppement et la r\u00e9solution de ce probl\u00e8me. Ce faisant, nous servons de mod\u00e8le et donnons l'exemple aux autres op\u00e9rateurs. L'espace n'est plus un domaine exclusivement scientifique. Plus de 90 % de l'espace est occup\u00e9 par des acteurs commerciaux\u00a0; il suffit de penser \u00e0 Elon Musk (SpaceX). Plus de 100 nations utilisent des satellites. Ceci s'explique par la baisse significative des co\u00fbts des programmes spatiaux. Forts de plusieurs d\u00e9cennies d'exp\u00e9rience, nous avons donc lanc\u00e9 la Charte Z\u00e9ro D\u00e9bris en 2023 afin de limiter significativement la quantit\u00e9 de d\u00e9bris spatiaux en orbite terrestre et lunaire d'ici 2030 pour toutes les missions, tous les programmes et toutes les activit\u00e9s futures de l'agence. L'ESA mise sur l'innovation technologique, des directives claires et la coop\u00e9ration internationale pour atteindre cet objectif. Car une chose est s\u00fbre\u00a0: l'espace, aussi vaste qu'il puisse para\u00eetre, est une ressource limit\u00e9e, comparable \u00e0 l'eau potable. Existe-t-il des exemples concrets de missions spatiales ou de technologies o\u00f9 l'ESA a contribu\u00e9 avec succ\u00e8s \u00e0 la r\u00e9duction des d\u00e9bris spatiaux\u00a0? Nous avons d\u00e9velopp\u00e9 des mod\u00e8les de \u00ab\u00a0s\u00e9curit\u00e9 spatiale\u00a0\u00bb de pointe pour le retrait actif des d\u00e9bris spatiaux \u00e0 Darmstadt. Un exemple en est la mission ClearSpace-1, qui, pour la premi\u00e8re fois, capturera un composant d\u00e9fectueux de satellite et le d\u00e9sorbitera de mani\u00e8re contr\u00f4l\u00e9e. Cette mission sert de prototype pour les futures op\u00e9rations de nettoyage spatial. Par ailleurs, l'ESA privil\u00e9gie les mesures pr\u00e9ventives en \u00e9laborant de nouvelles directives pour la conception des satellites afin de garantir qu'aucun d\u00e9bris ne reste en orbite apr\u00e8s la fin de la mission. Cela inclut l'exigence de construire des satellites capables de se d\u00e9sorbiter de mani\u00e8re autonome \u00e0 la fin de leur dur\u00e9e de vie op\u00e9rationnelle. Gr\u00e2ce \u00e0 cette strat\u00e9gie combin\u00e9e de surveillance, de pr\u00e9vention et d'\u00e9limination cibl\u00e9e, l'ESA s'engage activement pour une utilisation durable de l'espace. Comment votre bureau de Darmstadt collabore-t-il avec les partenaires internationaux pour \u00e9laborer une strat\u00e9gie mondiale de lutte contre les d\u00e9bris spatiaux\u00a0? L'ESA est-elle confront\u00e9e \u00e0 des d\u00e9fis juridiques ou politiques dans ce domaine, notamment au niveau international\u00a0? Notre droit spatial date des ann\u00e9es\u00a01970-1980 et, dans sa forme actuelle, n'est pas adapt\u00e9 au probl\u00e8me des d\u00e9bris spatiaux. Les directives \u00e9labor\u00e9es pour minimiser les d\u00e9bris spatiaux doivent \u00eatre int\u00e9gr\u00e9es de toute urgence au droit international. L'importance de cette mise en \u0153uvre est particuli\u00e8rement \u00e9lev\u00e9e pour certains pays, tandis que d'autres semblent moins concern\u00e9s. N\u00e9anmoins, le risque pos\u00e9 par les d\u00e9bris spatiaux demeure le m\u00eame pour tous \u2013 un d\u00e9fi mondial qui exige une action concert\u00e9e des nations. C\u2019est pourquoi l\u2019\u00e9laboration et l\u2019importance de la Charte Z\u00e9ro D\u00e9bris, r\u00e9dig\u00e9e par l\u2019ESOC en collaboration avec d\u2019autres acteurs du secteur spatial, sont d\u2019autant plus cruciales. Elle d\u00e9finit des principes directeurs g\u00e9n\u00e9raux et des objectifs pr\u00e9cis pour r\u00e9duire significativement la quantit\u00e9 de d\u00e9bris spatiaux d\u2019ici 2030. Plus de 100 signataires soulignent l\u2019engagement des \u00c9tats et des op\u00e9rateurs \u00e0 faire de la durabilit\u00e9 et de l\u2019utilisation responsable des ressources spatiales des enjeux majeurs. Quel r\u00f4le joue la coop\u00e9ration avec les entreprises spatiales priv\u00e9es dans la r\u00e9duction des d\u00e9bris spatiaux, et comment l\u2019essor du tourisme spatial influence-t-il cette probl\u00e9matique\u00a0? La coordination avec les op\u00e9rateurs commerciaux, tels qu\u2019Elon Musk, est primordiale, car la part commerciale des services spatiaux ne cesse de cro\u00eetre. La quantit\u00e9 et la diversit\u00e9 des donn\u00e9es satellitaires augmentent rapidement, notamment dans des domaines comme les t\u00e9l\u00e9communications ou des services tels que Google Maps. Bien que le tourisme spatial se d\u00e9roule actuellement sur des orbites nettement plus basses, o\u00f9 les d\u00e9bris se consument plus rapidement, l'utilisation croissante de l'espace exige une \u00e9troite coop\u00e9ration avec les autres acteurs afin de garantir la s\u00e9curit\u00e9 des missions et projets de l'ESOC. Quelles strat\u00e9gies \u00e0 long terme et innovations l'ESA pr\u00e9voit-elle pour lutter contre le probl\u00e8me des d\u00e9bris spatiaux au cours des prochaines d\u00e9cennies\u00a0? Les d\u00e9veloppements futurs en mati\u00e8re de r\u00e9duction des d\u00e9bris spatiaux reposent de plus en plus sur des technologies innovantes dans le domaine des \u00ab\u00a0services en orbite\u00a0\u00bb. L'objectif est ici de passer d'une \u00e9conomie lin\u00e9aire \u00e0 une \u00e9conomie circulaire, afin de r\u00e9parer, reconstruire ou moderniser les satellites dans l'espace au lieu de les laisser se d\u00e9grader et devenir des d\u00e9bris apr\u00e8s leur dur\u00e9e de vie. Ces approches visent \u00e0 utiliser plus efficacement la ressource limit\u00e9e qu'est l'espace, car celui-ci devient de plus en plus rare"}